Pour une autre politique migratoire!

imigrationLe 18 mai 2007 Nicolas Sarkozy crée le ministère de l’immigration , de l’intégration et de l’identité nationale. Il donne les commandes à Brice Hortefeux et lui fixe l’objectif de 25 000 expulsions dans l’année. Le grand chef a parlé, et c’est avec l’aide des préfectures, de moyens humains et de moyens financiers importants (23 000euros/ personne expulsée) que Brice Hortefeux explose ses objectifs avec 30 000 expulsions pour l’année 2008. Une fois n’est pas coutume… et bien c’était sans compter sur Eric Besson qui tout fraîchement arrivé à la tête du ministère est en train, lui aussi, de battre des records.

 

Au delà de ces chiffres, nous ne devons pas oublier les hommes, les femmes et les enfants qui se cachent derrière… c’est une mère que l’on vient chercher dans le hall d’une gare, un père a la sortie d’une école, un étudiant dans sa chambre université.

Comme jeunes de gauche, en tant que socialistes, nous ne pouvons plus rester silencieux et nous contenter de condamner ponctuellement certaines arrestations.

C’est à nous d’ouvrir la marche et de mettre nos aînés face à leur responsabilités ; ils doivent se positionner et agir… Mais c’est d’abord à nous de nous positionner et à nous d’agir !

 

Aujourd’hui nous, Jeunes Socialistes,

Nous contestons la systématisation des expulsions : la politique de quota et du chiffre qui fait de chaque personne sans papiers un potentiel « expulsable ». Le renouvellement du titre de séjour ne doit plus être l’exception et l’expulsion la généralité.

Chaque situation doit être vraiment et effectivement examinée sans que les préfectures ne considèrent les « sans papiers » comme autant de personnes susceptibles de remplir le quota imposé.

 

Nous contestons la criminalisation et la marginalisation qui consiste à faire de chaque personne en situation irrégulière une personne à part, non intégrée, responsable de tous les maux, du chômage, de l’insécurité… comme s’il fallait renvoyer « les mauvais immigrés » pour permettre aux « bons » de rester..

Aujourd’hui nous considérons que le recul des droits et garanties accordés aux étrangers, loin de permettre le mieux être des Français, est un recul des valeurs de notre République.

Nous contestons enfin « le délit de solidarité » consistant à rendre condamnable pénalement chaque personne venant en aide à un sans- papiers. Ce délit, créé officiellement pour lutter contre les réseaux de passeurs a aujourd’hui un champs tellement large qu’il peut aisément être appliqué à toute personne venant en aide à une personne en situation irrégulière.

Nous, Jeunes Socialistes , considérons aujourd’hui que le devoir de chaque citoyen n’est pas la délation mais l’aide et l’assistance aux étrangers en situation irrégulière. Nous demandons donc l’arrêt immédiat de toutes les expulsions, ainsi que la régularisation massive des étrangers présents sur le sol Français sur des critères déterminés et larges.

Parce que nous, Jeunes Socialistes, avons appris des erreurs de nos aînés, nous savons ce que le peur de l’autre, la haine de la différence et la xénophobie peuvent engendrer, nous nous opposons fermement à cette politique de la rafle, de l’expulsion et du quota.

 

 

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