Le Gouvernement ressort le karcher !

sarkoAprès les incidents à Saint-Aignan, le Président de la République a fait le choix de convoquer une réunion interministérielle sur le thème de la sécurité afin d’aborder « les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms ».

Outre ces propos stigmatisant basés sur des amalgames, le Mouvement des Jeunes socialistes de la Vienne condamne les mesures annoncées par le gouvernement : destruction de 300 camps, reconduction à la frontière des Roms … C’est pourquoi les Jeunes socialistes se sont rendus devant la préfecture, le 28 Juillet 2010, pour dénoncer cette réunion nauséabonde.

Le gouvernement ne règle en rien la situation de ces hommes et femmes, venus en France afin d’y trouver un eldorado et donner un meilleur avenir à leurs enfants. Par ces mesures, le gouvernement déplacera le problème vers d’autres communes, et vers d’autres pays européens. Le Mouvement des Jeunes socialistes 86 souligne qu’ici sont pointés du doigt des problèmes plus globaux, comme l’accès à un logement de décent pour des Roms vivant dans des bidonvilles, l’accès à un emploi, à la santé…

Les incidents de Saint-Aignan sont un alibi afin de prendre des mesures promises lors de la campagne présidentielle de 2007, comme l’a affirmé Christian Estrosi à l’époque lors d’un meeting : « Ces gens-là doivent rendre des comptes, expliquer d’où viennent leurs caravanes et leurs grosses voitures. Nicolas Sarkozy au pouvoir les fera tous contrôler et expulser. »

Les dérives sécuritaires et les propos racistes de différents ministres nous amènent à la République irréprochables de Nicolas Sarkozy, et nous rappellent des évènements sombres de l’histoire du XXème siècle, cette citation nous les retraçant bien : “Tout d’abord ils vinrent chercher les gitans et j’étais content car ils volaient. Après ils vinrent prendre les juifs et je me tus car ils m’étaient antipathiques. Puis ils vinrent chercher les homosexuels et je fus soulagé parce qu’ils me dérangeaient. Ensuite ils vinrent prendre les communistes et je ne dis rien parce… que je n’étais pas communiste. Un jour ils vinrent me chercher et il n’y eu plus personne pour protester.” (BERTOLD BRECHT)

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