L’accès à l’eau : un problème exclusivement mondial ?

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L’eau est un bien commun de l’humanité nécessaire à la vie et ne peut être l’objet d’une marchandisation, d’une spéculation financière. Cette ressource fondamentale est l’objet de nombreuses convoitises, dans le monde, et est au centre de conflit diplomatique ou armé tel le conflit israélo-palestinien, la construction de barrage en Turquie, justifiant l’échec de la conférence pour l’Union de la Méditerranée. L’eau ne doit pas être accaparée par une minorité pour un usage exclusivement économique. L’accès à l’eau devient un enjeu politique et social dans les sociétés contemporaines et dans les pays en voie de développement.

L’accès à l’eau n’est pas un problème exclusivement mondial. La problématique est également présente en Europe et en France avec des pénuries d’eau de plus en plus importantes ; sans que l’on puisse savoir l’impact du réchauffement climatique sur la quantité de la ressource. Malgré un objectif européen de bon état des eaux en 2015, la teneur de produits phytosanitaires, et notamment des pesticides et nitrates, dans l’eau est inquiétant et aura des conséquences sur l’accessibilité à une eau potable. Les pollutions de plus en plus complexes à traiter sont éliminées par des systèmes ayant un coût élevé pour la collectivité répercuté sur l’usager. Aujourd’hui, seul les prix servent de levier pour réguler la consommation d’eau en cas de pénurie ou alors en situation de pollutions élevées. En ces temps de crise, les français les plus modestes doivent faire face à des difficultés d’accession à l’eau potable, certes moins importante que dans d’autres pays.

Ainsi, c’est aujourd’hui que la conscience collective doit se développer : le partage, la solidarité entre les peuples doivent être au cœur du droit international, avec la création d’un droit opposable pour garantir un accès à l’eau potable. C’est ainsi que le co-développement trouve toute sa place pour aider les pays en voie de développement et les pays en difficultés par l’apport de la technologie tel les éoliennes productrices d’eau. Le parrainage comme la Norvège le fait pour l’arrêt de la déforestation pourrait être mis en place pour aider à la construction de forages, à la mise en place de l’assainissement… soumis à contrepartie.

Sur plan national et européen, des politiques structurelles volontaristes doivent être mise en place pour améliorer la qualité de l’eau afin d’éviter la fermeture de captages et de se retrouver en situation de pénurie et ainsi favoriser l’accès à l’eau. Tout d’abord, une réorientation de la PAC vers une agriculture plus respectueuse de l’environnement est une des pistes à explorer. L’agriculture doit pouvoir transformer ses pratiques culturales pour devenir raisonnée ou biologique en développant des débouchés locaux par les circuits courts, des coopératives de vente de la fourche à la fourchette avec des produits moins consommateurs d’eau et locaux. Les techniques de canaux, d’irrigation pour un retour vers le milieu naturel permettraient de valoriser la ressource sans la consommer, comme cela peut se passer au Pays-Bas.

Des solutions existent, il suffit juste d’avoir la volonté politique de les mettre en œuvre ; ce qui n’est pas le cas du gouvernement actuel avec la loi Grenelle II : la problématique eau n’est pas prise en compte.

1 Comment

  1. tres interessant, merci

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